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Tribal or not tribal

  • Photo du rédacteur: Claire Studer
    Claire Studer
  • 6 janv.
  • 3 min de lecture

Depuis que je suis toute petite il y a un sujet qui me fais fondre en larme de douleur : c'est quand je vois que quelqu'un vit dans la rue, n'a pas d'abri, de chez soi, de quoi se vêtir et de quoi manger. C'est vraiment très douloureux, ça me saisi le cœur et je suis prise de sanglots.


En 2021 je me suis formée au Human Design et j'ai appris que j'ai énormément d'activations dans un des trois principaux circuits énergétique qui constitue l'être humain et que l'on nomme le circuit tribal.


L'énergie de ce circuit est le cœur de l'être, le foyer, la part de l'être qui cherche à réchauffer, accueillir, élever, soutenir, protéger toutes et tous sans discrimination dans le but de permettre d'accéder à la deuxième couche de l'être qui est l'individualité et l'autonomisation pour ensuite grâce à cette individuation : faire muter le collectif, qui est la dernière couche la plus extérieure de l'être, et la faire évoluer.


J'ai donc en moi ce feu pour l'autre, ce besoin de soigner, de sécuriser, de protéger l'autre.


Et mon rêve quand j'étais petite était de devenir très riche pour pouvoir acheter un grand terrain, récupérer d'anciens wagons de train, les installer sur ce terrain, les rénover en habitats simples mais protecteurs et jolis et offrir à toutes celles et tous ceux qui n'ont rien, de quoi se loger, se laver, faire son jardin, bref retrouver de la ressource et recevoir des soins si besoin pour ensuite se réaliser et partager leurs richesses avec le monde.


Ensuite je suis entrée dans le monde du travail, je suis devenue architecte d'intérieure, je n'ai pas écouté mon instinct à un moment de ma vie et de fil en aiguille et j'ai tout perdu, me retrouvant sans maison, sans argent, mais par chance pas dehors car ma famille a été présente.


À présent je peux dire à quel point se retrouver sans rien arrive très très vite.


J'ai été bénévole par le passé et lorsque je discutais avec les personnes qui venaient trouver du soutien dans ce centre, ce qui m'a frappé c'est cette phrase : "la chute est plus rapide qu'on ne le croit"

je n'avais pas compris car pas vécu cela à ce moment de ma vie, mais maintenant, je peux dire que je comprends : il suffit de se mettre en couple avec la mauvaise personne, d'écouter les conseils des autres plutôt que soi-même, et aussi dans mon cas pour l'effet goutte d'eau : de monter son entreprise juste avant une crise sanitaire et le tour est joué.


Ensuite on se réaligne et on se rend compte du cadeau caché sous tout cela. Car, malgré les apparences de pauvreté que j'ai traversé : j'ai retrouvé ma liberté, la vraie, celle qui fait que tu crées, que tu te sens vivant/e.


J'ai redécouvert ce qui m'anime, j'ai retrouvé mon feu intérieur, j'ai retrouvé le chemin de ma maison, mon foyer celui qui avant d'être autour de moi se trouve en déjà moi, c'est ma façon de me sécuriser, de me protéger, de me soutenir moi-même.


Ma façon à moi de trouver le monde beau c'est que chacun ai accès à ce qui fait le cœur d'un être humain : le soutien, la sécurité, le sentiment d'avoir une place quoi qu'il arrive, qu'on soit un con ou un saint, un esprit brillant ou un esprit simple, peu importe, on s'en fou.


Ce qui m'anime c'est juste l'évidence que le cœur de la vie, la base de la vie n'est pas dans l'apparence extérieure qu'on partage avec le collectif, ni même encore dans notre part individuelle et différenciée mais dans ce coté tribal, qui, s'il fait juste son travail de réchauffer, de protéger, de nourrir, de soutenir alors l'individu a une chance de rayonner.


Et cela, tout le monde en bénéficie.


C'est au moment où l'individu se met à rayonner que la part tribale reçoit sa récompense.


La part tribale c'est l'énergie de la terre et du soleil qui œuvrent ensemble pour nourrir et réchauffer la graine.


fleur

Et la rétribution pour les efforts arrive lors de la floraison, quand les pétales s'ouvrent et que la fleur dévoile ses parfums.


Les êtres humains sont comme des graines, et je crois que je souffre quand je vois des graines sans terre et sans soleil, pour reprendre la métaphore.


Bref ce projet, ce rêve de soutien dans le monde concret, je l'ai lancé dans l'espace comme on fait un vœu, et en attendant, je peux aider celles et ceux qui en ont besoin à retrouver du soutien, de la sécurité en retrouvant le foyer, la part tribale dans leur être, cette part de soi qui nourrit et réchauffe notre unicité pour nous permettre ensuite de rayonner et d'être autonome et solide.


Tout commence par soi avant d'être mis au monde dans la matière.


Merci d'avoir lu : "Tribal or not tribal"

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